A-lire
Livres et loisirs


Les archives rosenholz(rosewood)

A lire : histoire - espionnage
Le dernier mystère de la guerre froide :" les archives Rosenholz"


Plus de 20 ans après la chute du mur de Berlin, l'un des derniers mystères de la guerre froide est encore loin d'être éclairci. Personne mis à part les intéressés ne sait comment les 280 000 fiches recensant les espions de la Stasi à travers le monde ont atterri dans les bureaux de la CIA aux Etats-Unis.

Nom de code Rosewood ou Rosenholz

Plusieurs versions ont circulé sur cette affaire connue sous le nom de code "Rosenholz" (bois de rose) nom de code donné par le contre espionnage de la République Fédérale Allemande à l'exploitation de ces fichiers. Certains ont affirmé que des agents de services étrangers s'étaient mêlés aux manifestants qui avaient pris d'assaut le siège central de la Stasi à Berlin le 15 janvier 1990 et en avaient profité pour faire main base sur ces documents. Selon d'autres sources, ces fiches auraient été au contraire confiées par des officiers de la Stasi à des représentants du KGB, mais ceux ci les auraient revendus à la CIA. Prinzipalow, et Subjenko les deux officiers du KGB qui auraient été mêlés a cette affaire sont morts quelques années plus tard en URSS dans des conditions mystérieuses, victimes d'un supposé infarctus au volant de leur voiture.

Le dernier chef de l'espionnage est-allemand, le général Grossmann assure ne rien savoir

Dans ses mémoires, publiées en Allemagne, mais non traduites en France, le général Grossmann, dernier chef de l'espionnage est allemand avant sa dissolution, assure ne rien savoir de cet épisode et affirme qu'il continue a chercher à débusquer les traîtres qui auraient permis que ces fichiers atterrissent à Washington. Selon des sources dignes de foi consultées par A-lire ces documents auraient pu en fait parvenir à la CIA bien avant janvier 1990.

Ces mêmes sources font remarquer par ailleurs que des officiers de la Stasi en accord avec des éléments "progressistes" du KGB avaient pris depuis quelque temps leur distance avec les jusqu'au boutistes du régime est allemand. Le KGB aurait ainsi donné comme instruction de ne pas intervenir. Ce serait d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles le soulèvement populaire de 89 n'a pas été réprimé dans le sang. Les troupes de la Stasi pourtant prêtes à toutes les éventualités ont laissé occuper leurs locaux pratiquement sans opposer de résistance…

Werner Grossmann. Bonn im Blick. Die DDR-Aufklärung aus der Sicht ihres letzten Chefs. Das neue Berlin.

 

Le quartier general de la Stasi dans l'ancien Berlin Est

Photo: le quartier général de la Stasi dans l'ancien Berlin-Est

 

 

 

 

 

 

 

Focus

Valentine Zuber: le culte des droits de l'homme

Toute critique envers les droits de l'homme, même si elle est constructive, fait l'objet d'une désaprobation massive émanant essentiellement des milieux dits éclairés ou progressistes. Suite
Le culte des droits de l'homme. Gallimard. Collection Bibliothéque des sciences humaines


Vargas Llosa: le libéralisme se plie à la réalité au lieu d'essayer de forcer la réalité à se plier à lui

Le libéralisme, estime Vargas Llosa, n'est pas une idéologie, c'est à dire une religion laïque et démocratique, mais une doctrine ouverte qui évolue et se plie à la réalité au lieu d'essayer de forcer la réalité à se plier à elle". Suite
Mario Vargas Llosa. De sabres et d'utopies. Arcades. Gallimard.


Civisme au superlatif: la politique de sécurité sanitaire dans le monde transatlantique

Dans l'espoir de renforcer l'adhésion aux institutions politiques et de faire face à la désorganisation sociale engendrée par la crise épidémique, les démocraties sont de plus en plus tentées d'imposer un civisme au superlatif Suite

Patrick Zylberman. Tempêtes microbiennes. Gallimard


Finkielkraut : la défaite de la pensée

Des gestes élémentaires aux grandes créations de l’esprit, tout devient prétendument culturel et il est courant de nos jours de baptiser «culturelles» des activités « où la pensée n’a aucune part». La défaite de la pensée,essai d’Alain Finkielkraut publié en 1987 chez Gallimard n’a pas pris une seule ride et l’on pourrait facilement penser qu’il s’agit d’une réflexion sur le monde qui nous entoure.
Suite