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La mort de Staline victime d'une attaque cerebrale

Le 28 février 1953,la veille de sa mort, Staline «gai et fringant» arrive vers 23 heures à sa datcha de Kountsevo avec Beria, Khrouchtchev, Malenkov, et Boulganine. Au menu, un buffet géorgien, servi par un officier de sécurité et sa cuisinière. On est en pleine hystérie antisémite. Chaque juif, a assuré quelque temps auparavant le tyran, est un «nationaliste et un agent des services secrets américains».

Staline meurt en pleine hystérie antisémite

On torture des médecins juifs dans les cachots des services secrets pour leur arracher des aveux imaginaires et ce soir là, Staline demande a Beria où en sont les interrogatoires. « Les médecins ont-ils avoué? Dites à Ignatiev ( l'un des tortionnaires) que s'il n'obtient pas des aveux complets, nous le raccourcirons d'une tête». La soirée se prolonge tard dans la nuit avec force libations et vers quatre heures du matin, les invités finissent par partir. Staline est complètement ivre, et bourre amicalement Khrouchtchev de coups de poing dans l'estomac en se moquant de son accent ukrainien. Puis il s'étend sur un divan tendu de tissu rose, dans la petite salle à manger, et congédie ses gardes du corps. «Allez faire un somme, leur dit-il, je ne vous dérangerai pas».

Les gardes du corps découvrent un spectacle effrayant

Le lendemain matin, les gardes attendent en vain l'appel de leur patron. Vers dix huit heures, une lumière s'allume dans la datcha. « Dieu soit loué,» s'exclame l'un des officiers de sécurité, inquiet pour l'état de santé du tyran. Mais rien ne bouge et quelques heures plus tard, le colonel Starostine, le plus gradé de l'équipe, demande à un autre officier d'aller voir ce qui se passe. Mais ce dernier a peur. Tout le monde tremble à l'idée de déranger Staline. Il faudra attendre 22 heures et l'arrivée du courrier du comité central pour que Lozgatchev l'un des officiers se décide à pénétrer dans la datcha en faisant le plus de bruit possible parce que racontera t-il «le chef n'aimait pas être surpris par quelqu'un arrivant sans son dos». Lorsqu'il arrive dans la salle à manger, racontera t-il plus tard, il voit un «spectacle effrayant». Suite

+ Beria et Malenkov arrivés aprés l'attaque cérébrale de Staline refusent d'appeler des médecins.

 

Simon Sebag Montefiore. Staline, la cour du tsar rouge. Éditions Perrin

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