Sur le Kurfürstendamm à Berlin

Berlin Kurfürstendamm

Sur le Kurfürstendamm à Berlin

Souvenirs du Kurfürstendamm

Le Kurfürstendamm, pendant toute la guerre froide avant la chute du mur de Berlin, était la grande avenue de Berlin-Ouest et il faut s’imaginer de nos jours le choc que l’on ressentait en arrivant jadis dans la partie occidentale de la ville après avoir traversé pendant prés de 200 kilomètres le sinistre glacis communiste.

Pendant le blocus de Berlin-Ouest,qui dura presque un an entre juin 48 et mai 49, les Etats-Unis et leurs alliés mirent sur place un pont aérien pour ravitailler les habitants et l’empêcher de tomber sous contrôle soviétique.
Les véhicules civils étaient controlés par la police populaire et les véhicules militaires des trois puissances occidentales France, Angleterre, et Etats-Unis, par les troupes soviétiques. Une ambiance cauchemardesque digne des meilleurs films d’espionnage.

Bernard Aubert, jeune sous-lieutenant d’une unité aéroportée, commandant le train militaire de marchandises qui approvisionnait régulièrement la garnison française de Berlin se souvient du passage du rideau de fer. Une immense gare éclairée par une lumière glauque déchirée soudain par des éclairs de projecteurs, avec des soldats russes coiffés de chapkas aux étoiles rouges vêtus de lourdes capotes tombant à mi-bottes. Tous étaient armés de fusils ou de PM « à camembert ».

Des chiens loups tenus par de longues laisses, fouillaient les entrailles du train, à la recherche d’Allemands de l’est qui auraient tenté, en utilisant le convoi, de fuir le régime communiste. Les civils devaient eux patienter avant que la Stasi ne vérifie leurs papiers. Puis c’était l’arrivée dans les lumières de Berlin et du Kurfürstendamm, une avenue de trois kilomètres et demi, bordée de cafés, de restaurants, et de boutiques, symbole du monde libre face au monde communiste.

Sur le Kurfürstendamm dans l’ancien Berlin-Ouest

L’église à moitié en ruines que l’on aperçoit à l’une des extrémités de l’avenue est la Kaiser-Wilhelm-Gedächtnis-Kirche. Elle dresse toujours vers le ciel son clocher détruit par les bombardements alliés qui réduisirent en cendres la capitale du Reich. Autre « monument » emblématique de l’ancien Berlin-Ouest le grand magasin Ka-De-We , un temple de la consommation sur 60 000 m. Et une halte s’impose bien sur à l’hôtel Kempinsky qui était à l’époque de la guerre froide le seul hôtel de luxe de Berlin-Ouest.John F. Kennedy, le Schah Reza Pahlavi, Ronald Reagan, Michail Gorbatschow, mais aussi Cary Grant, Ava Gardner, Gina Lollobrigida ou Maria Callas ont logé dans l’hôtel que les Berlinois appellaient affectueusement le Kempi.

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