Archives de catégorie : Culture

Paris: à l’hôtel Les Dames du Panthéon

Les Dames du Panthéon, un hôtel vraiment original à Paris, au quartier latin

Paris: un hôtel vraiment original cet Hôtel les Dames du Panthéon où les chambres ou suites de chaque étage évoquent l’univers de femmes célèbres: Edith Piaf, George Sand, Juliette Greco, Marguerite Duras…mais aussi celui des cocottes, et des signares ou Vénus métisses.
Alors n’hésitez pas pour votre prochain séjour à Paris: et réservez donc une nuit ou deux aux Dames du Panthéon ( rien ne vous empêche d’ailleurs de changer de chambre au cours du séjour…). L’emplacement est fabuleux. Si vous réservez une chambre qui donne sur la place, la vue est spectaculaire.

La place du Pantheon à Paris Continuer la lecture

Salomé la magnifique de Richard Strauss

Strasbourg: Salomé, la Magnifique: Opéra de Richard Strauss par l’Opéra National du Rhin. Mise en scène par Olivier Py

par Alice Blanc

Relatant le récit biblique conté dans les évangiles de Marc et de Matthieu, « Salomé » n’a jamais cessé d’inspirer musiciens et auteurs tant ses thèmes universels et atemporels (le désir, le pouvoir, la folie entre autres) raisonnent encore avec vigueur dans notre société.

Cet opéra en un acte de Richard Strauss a choisi la version d’Oscar Wilde sous la plume duquel c’est une Salomé spirituelle qui se dessine, une jeune femme en quête d’absolu qui n’est pas simplement la séductrice invétérée que l’Histoire retiendra.

Campée par la talentueuse Helena Juntunen, elle se fait presque même figure prophétique lorsque sa bouche déclare que : « Le mystère de l’amour est plus grand que le mystère de la mort ». C’est une femme en devenir qui oscille encore fébrilement entre le monde léger de l’enfance et celui de la maturité emprunt de tragique.
Cette innocence transparaît au travers de la scène où, vêtue d’une coiffe et d’un costume d’Indienne, elle semble perdue dans la forêt vierge comme déjà prise au piège son propre jeu qui se refermera fatalement sur elle. Continuer la lecture

Un guide sur les villages de Provence

Un guide sur les villages de Provence

De l’arrière pays-varois au Vaucluse, voici chez Gallimard dans la collection Géoguide la Provence des villages. Difficile de trouver un meilleur compagnon pour aller à la rencontre de régions qui échappent encore, partiellement, même pendant les mois d’été, au tourisme de masse.

Comme la Dracénie par exemple autour de Draguignan  » un monde secret, peu fréquenté, explique le guide, où les villages tantôt émergent d’un océan de vignes, tantôt sont perchés modestement sur des collines entre guarrigues et maquis ». Voici donc les villages de la région, Flayosc, Tourtour, Villecroze, Lorgues et beaucoup d’autres, comme les Arcs-sur-Argens où l’on passe souvent sans s’arrêter alors que la colline qui domine l’aglomération est couronnée par un quartier médiéval et les ruines d’un château du 13e siècle. Continuer la lecture

Giono face au nazisme

Campagne provencale

Paysage du Var depuis le village de Moissac-Bellevue

 Giono pour qui la Provence a toujours été une puissante source d’inspiration a fait preuve d’un aveuglement stupéfiant face au nazisme.

Alors que les projets criminels d’Hitler étaient parfaitement connus – il y avait même eu une édition française de Mein Kampf – Giono continua inlassablement sa croisade pacifique.  » Il restera jusqu’à la guerre – et même au dela, car jamais jusqu’à sa mort il ne prendra de position différente – un pacifiste intégral, note Pierre Citron son éditeur chez Gallimard. Il le proclamera ouvertement dans Refus d’obéissance, dans Précisions, et implicitement, dans Le poids du ciel, dans Lettre aux paysans, et dans Recherche de la pureté.

« Je préfère vivre. Je préfère vivre et tuer la guerre, et tuer l’état capitaliste » écrit Giono qui avait un moment adhéré à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (mouvance communiste). Je préfère m’occuper de mon propre bonheur. Je ne veux pas me sacrifier. Je n’ai besoin du sacrifice de personne. Je refuse de me sacrifier pour qui que ce soit. Je ne veux me sacrifier qu’à mon bonheur et au bonheur des autres ». Giono sera emprisonné comme antimilitariste lors de la mobilisation de 1939. Puis en 1945, comme « vichyssois »

Un autre grand homme du 20e siècle avait lui aussi cruellement manqué de jugement à propos du nazisme c’est Stefan Zweig.  Alors que les hordes nazies s’abattaient sur l’Allemagne, Stefan Zweig s’accrochait toujours à son rêve d’humanisme, et à sa foi en la culture pour lutter contre la barbarie hitlérienne. Lorsque son rêve se brisera sur les vagues de l’histoire, Zweig n’entreverra plus qu’une seule issue : quitter ce monde qui n’est plus le sien. Il se suicidera au Brésil. Giono lui n’a guère quitté Manosque…

-Les œuvres de Giono sont publiés chez Gallimard
-Sur l’itinéraire de Stefan Zweig lire le remarquable ouvrage de Dominique Bona (Dominique Bona. Stefan Zweig. Biographie) chez Grasset

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Aix en Provence: rétrospective des œuvres du peintre Charles Camoin

Les bords de l'Arc de Charles Camoin

Les bords de l’Arc peinture de Charles Camoin ( Photo Patrick Goetelen)

Le musée Granet, institution culturelle de la Ville d’Aix-en-Provence, présente, jusqu’au 2 octobre 2016, une rétrospective exceptionnelle des œuvres du peintre Charles Camoin, ainsi que de ses amis, réunis dans le « groupe des fauves ».

Cette exposition de plus de 90 tableaux, dont beaucoup d’inédits de Camoin, sur 700 m2 d’espace d’exposition, emmène le visiteur dans l’atelier de Gustave Moreau, montre comment Camoin a tissé une grande amitié avec Cézanne et comment il participe à l’aventure fauve.

Camoin, né à Marseille en 1879, Matisse, Manguin et Marquet, rencontrés aux Beaux-Arts de Paris, vont révolutionner la peinture, lui donner des teintes violentes, utiliser les couleurs primaires, peindre les personnages comme les paysages d’une façon radicalement nouvelle, et surtout puiser leur inspiration dans le Midi éblouissant de lumière.

L’exposition propose aussi de découvrir la relation de Camoin avec Emilie Charmy, sa compagne, et nous transporte dans le Maroc de Matisse, à Tanger notamment. Fidèle à son Midi natal, il alterne des périodes de travail dans la capitale et dans le Sud, particulièrement à Saint-Tropez.

Artiste inquiet et exigeant, Camoin chante la beauté du monde en faisant une synthèse entre l’impressionnisme et le fauvisme, sans jamais oublier la leçon de Cézanne.