Archives de catégorie : Chili

Lac de Patagonie

Chili: en route vers le Cap Horn

En route vers le Cap Horn au milieu des glaciers du grand sud chilien…

Les bâtiments de croisière qui font ce périple dans les fjords du sud-chilien ressemblent davantage à de gros yachts qu’à des paquebots. Chaque matin, et chaque après midi les passagers partent en excursion sur de petits dinghies qui zigzaguent entre les blocs de glace. Paysages vierges et vues inoubliables et authenticité garantie. C’est bien l’un des rares coins du monde qui n’est pas – encore – envahi par les touristes. Continuer la lecture

Chili: à la découverte de San Alfonso porte d’entrée de la Cordillère des Andes

San Alfonso près de Santiago du Chili est sans doute l’un des plus jolis villages de la Cordillère des Andes.

Peu connu du grand public, il offre de magnifiques spectacles au lever et au coucher du soleil car il est encaissé dans un canyon du Cajon del Maipo, le long d’un torrent boueux où l’on peut pratiquer le rafting. Mais la principale distraction est de monter à cheval ( nombreuses possibilités de location sur place ) et d’explorer les premiers contreforts des Andes. Il est préférable de se faire accompagner d’un guide. La Cascada de las Animas, un centre de loisirs offrant des hébergements, propose d’intéressantes formules tout compris.

L’un des lodges les plus spectaculaires est le Lodge Andino à quelques kilomètres du village, dans le lieu-dit El Ingenio. C’est une maison de maître transformée en lodge de luxe, où l’on peut  arriver en hélicoptère, mais il n’est malheureusement pas toujours facile de contacter la réservation de l’établissement. Mais si vous avez cette chance, n’hésitez pas . Continuer la lecture

A Valdivia sur les bords du fleuve

Chili: Valdivia au royaume du vert

Par beau temps les variations de vert, entre les pâturages, les forêts et les marais, sont une splendeur

Valdivia est au confluent de trois rivières, entourée de canaux de marais et les plages du Pacifique, à une vingtaine de kilomètres seulement de la ville, sont balayées par le vent. C’est une ville dynamique souvent frappée par de terribles tremblements de terre : on peut y faire des promenades en bateau d’une ou plusieurs heures et aller ensuite visiter, à une vingtaine de kilomètres, le fort de Corral théatre de l’un des derniers combats entre indépendantistes et soldats espagnols. Mais Valdivia peut aussi servir de porte d’entrée pour la région des lacs et des volcans qui ne sont qu’à une heure et demi de route.

Une lumière éclatante..quand il ne pleut pas

Une lumière éclatante ruisselle sur le paysage. Valdivia est l’une des villes les plus arrosées du Chili mais par beau temps les variations de vert, entre les pâturages, les forêts et les marais, sont une splendeur. C’est cette même sensation qu’avait du avoir jadis le conquistador et fondateur de la ville Pedro de Valdivia lorsqu’il écrivait au roi d’Espagne que Dieu avait voulu pouvoir dans cette région du monde  » à tous les besoins de l’homme ». L’herbe est si abondante, avait-il noté, qu’elle est capable de nourrir tout le bétail et tous les animaux domestiques.

Où se loger à Valdivia?

Il y de nombreux hôtels à Valdivia, mais l’un des plus agréables est le Villa del Rio. Il aurait certes besoin d’un coup de neuf, mais sa situation agréable au bord de l’eau, incline à l’indulgence. Les palmiers du jardin, face à l’embarcadère, lui donnent beaucoup de cachet. Il a en tout cas beaucoup plus de charme que l’hôtel Dreams un gratte ciel du centre ville, avec un décor minimaliste tristounet.

Où se restaurer à Valdivia?

Les meilleurs fruits de mer et de poissons sont au restaurant Valdiviano en face du marché fluvial (Calle Libertad 28). Le poisson cru, les moules, et les petites coquilles Saint-Jacques ( ostiones) sont superbes. Pour de la viande grillée, la Parilla Thor (Arturo Prat 653) est excellente, avec un bon choix de morceaux. Quant aux amateurs de chocolat et de pâtisseries, ils devraient aller chez Entrelagos (Vicente Perez Rosales 640). Le café Hausmann cité dans de nombreux guides comme une halte incontournable n’était plus en 2015 aussi bon que jadis.

Sur la plage de Maitencillo en été

Maitencillo (Chili): movida sur les bords du Pacifique

Maitencillo est une station balnéaire où l’on fait la fête en saison, avec une population jeune et trendy, bien moins familiale qu’à Zapallar, la station chic de la côte Pacifique, à la hauteur de Santiago. Pour s’amuser jusqu’à l’aube en plein été, c’est à Maitencillo qu’il faut aller.
Le climat cependant y est similaire, à celui de Zapallar L’eau y est glaciale pour les Européens même en plein été. Treize ou quatorze dégrés en moyenne, avec en prime des bancs de brume qui occultent souvent le soleil pendant la matinée mais également une bonne partie de l’après-midi.
Fernando (1) un homme d’affaires de Santiago, loue chaque année une villa dans un domaine privé accroché aux collines qui bordent la plage. La maison est impeccablement entretenue, avec une belle pelouse, une piscine, et des massifs de fleurs ponctués de conifères, taillés avec soin.  » Impossible de venir ici en dehors de l’été, dit-il, c’est glacial ». La propriété est pourtant de belle apparence…mais elle n’a aucune isolation. Impossible de la chauffer convenablement.
Il y a deux Maitencillo: celui des domaines privés à quelques kilomètres des plages avec de belles villas dominant le Pacifique et le Maitencillo du bord de mer, encombré de bungalows en bois et autres constructions hetéroclites édifiés sans aucun plan d’urbanisme et hérissés de poteaux et de fils électriques. Mais la plage est bondée de jolies filles et les vaguelettes du Pacifique permettent à cet endroit de s’initier au surf.
Le soir, les beautiful people se retrouvent au Puntamai, le meilleur restaurant de fruits de mer et de poissons du coin. Les deux salles au rez de chaussée et à l’étage ne désemplissent pas en saison, avec cette incomparable ambiance « latino » que l’on ne retrouve nulle part ailleurs qu’en…Amérique Latine, un mélange de charme, de gaieté, et d’insouciance. Cela fait oublier la mer glaciale et le bord de mer peu alléchant.
Pour se loger, tous ceux qui ne voudront pas descendre au Marbella Resort,n’auront que l’embarras du choix pour trouver des « cabanas »(bungalows) pour passer la nuit, dans des conditions de confort très variables.

1. Le prénom a été changé

Le Cajon del Maipo près de Santiago du Chili

Rafting au Chili dans un torrent de la cordillère des Andes

 

Faire du rafting au Chili, sur un torrent boueux de la cordillère des Andes, dans un canyon où l’on peut apercevoir, même en plein été, les sommets enneigés des montagnes est une expérience inoubliable.

Et cette expérience est -presque- à la portée de tout le monde, près de Santiago du Chili, dans le Canyon du Maipo, Cajon del Maipo en espagnol. Les touristes sont équipés de gilets de sauvetage et de casques de protection, accompagnés de moniteurs spécialisés dans ce genre d’activités. Ce sont en général des garçons du pays, qui connaissent par coeur le cours du Maipo, ce torrent impétueux qui dévale de la cordillère dans cet étroit canyon où les habitants de Santiago du Chili viennent chercher la fraîcheur pendant les mois d’été, à l’ombre d’arbres gigantesques. Ils y prennent aussi une grande bolée d’air pur car la capitale chilienne est malheureusement de plus en plus souvent écrasée par la pollution.

La descente du torrent n’est pas sans danger et il existe le long de la route qui longe ses flots boueux de petites structures qui proposent leurs services aux amateurs de rafting. Faute de bien connaître la zone, autant aller au centre le plus réputé de la région, la Cascada de las animas, dans le petit village de San Alfonso, presque au bout du Canyon, où se trouvent encore quelques belles villas en bois et adobe du début du 20e siècle, dont la structure souple résiste mieux aux tremblements de terre que beaucoup de bâtiments en dur. Pour du rafting au Chili dans la cordillère des Andes, San Alfonso est un point de départ idéal.

Rafting près de Santiago du Chili

Rafting dans le Cajon del Maipo près de Santiago du Chili

La Cascada de las animas est un centre de loisirs installé dans une réserve écologique de plus de 3600 hectares qui propose toute une gamme d’activités comme le rafting ou le trekking mais aussi des balades à cheval qui vont de la simple promenade jusqu’à la traversée, pendant quelques jours, de la Cordillère des Andes, direction l’Argentine toute proche. Une expérience exceptionnelle destinée bien sûr aux bons cavaliers. Les autres sans doute frustrés de ne pas pouvoir avoir ces joies prendront peut-être la décision d’apprendre à monter, une fois revenus chez eux. Pourquoi d’ailleurs, ne profiteraient-ils pas de l’occasion et ne commenceraient-ils pas tout de suite pendant leur séjour au Chili. San Alfonso est l’endroit idéal au Chili pour faire du cheval et du tourisme d’aventure.

Vrai luxe: l’hôtel Explora de l’île de Paques

La piscine de l'hôtel Explora de l'île de Paques

La piscine de l’hôtel Explora de l’île de Paques

L’hôtel Explora de l’île de Paques est le meilleur hôtel de l’île de Paques un hôtel de luxe dans un site exceptionnel

La chaîne Explora exploite plusieurs hôtels au Chili dont celui de l’île de Pâques. Il s’agit d’hôtels situés dans des sites exceptionnels, loin de tout, mais bénéficiant de tout le confort et offrant à ses clients le luxe d’être «proche de l’authentique»- selon la brochure d’Explora. Tout ceci ce paye à coup de milliers de dollars pour quelques jours, mais tout est compris, les excursions, les repas, le bar ouvert en permanence,les transferts depuis et vers l’aéroport, et le concept fonctionne: les hôtels sont le point de départ de randonnées, de promenades à cheval, a vélo, de parties de pêche, ou autres «explorations» qui donnent l’impression aux clients de vivre quelque chose d’exceptionnel, proche de l’aventure, dans des lieux inhospitaliers. Continuer la lecture

L’hotel Antumalal de Pucon hôtel Vintage d’Amérique du Sud

L'hôtel Antumalal à Pucon
L’hotel Antumalal de Pucon est l’un des rares hôtels Vintage d’Amérique du Sud.La reine Elisabeth et le prince Philippe, le roi Baudoin de Belgique et la reine Fabiola,Neil Amstrong, James Stewart, Adlai Stevenson ou Emma Thompson ne sont que quelques unes des célébrités qui sont descendus à l’hotel Antumalal de Pucon.

La terrasse de l'hôtel Antumalal de PuconLe cadre est resté le même tandis que Pucon devenait la station à la mode du Sud chilien. Le parc offre des vues magnifiques sur le lac Villarica, on déjeune sur la terrasse dans un cadre vieillot, sirote un pisco sour dans le vieux bar. Continuer la lecture

Valparaiso au Chili: un nom qui fait rêver

Une rue de Valparaiso

Une rue de Valparaiso

Beaucoup de rues sont mal entretenues, certaines maisons tombent en ruine et la petite délinquance n’est pas non plus négligeable.

Mais Valparaiso bouge, avec peintures murales, bistrots, bars, et galeries d’art. Certains adorent, d’autres sont plus réservés et repartiront de la ville avec un peu de nostalgie de son faste passé. Voire même dégoutés par la crasse, la chasse aux touristes, et les odeurs de poisson pourri qui remontent souvent de ce grand port du Pacifique.

Valparaiso enthousiasme certains touristes, mais les Chiliens sont plus réservés. Il y fait frais, voire froid, même en plein été, avec des nappes de brume qui peinent à se dissiper alors qu’un soleil torride règne sur Santiago. Mais Valparaiso, ses collines, ses maisons colorées, et son quartier historique, avec de monumentaux édifices de la fin du 19 e siècle, fait rêver tous ceux qui se souviennent de son glorieux passé. La ville fut à l’apogée de son développement le port marchand le plus important sur les routes maritimes reliant le Pacifique et l’Altantique via le détroit de Magellan. Ce rôle disparut petit à petit à partir de l’ouverture en 1914 du Canal de Panama.

Située à environ 100 km de Santiago, Valparaiso est formé d’une baie, d’une étroite plaine côtière et d’une série de collines. Le site classé sur la Liste du patrimoine mondial de l’Uneso se trouve entre la mer et la première terrasse, dans la zone que la ville occupa à ses débuts . On y retrouvera des édifices typiques de l’architecture portuaire du 19e siècle, ainsi que des quartiers entiers planifiés et développés par les immigrants allemands et anglais venus travailler dans la ville à l’époque de sa splendeur, des places , des promenades, des allées, des escaliers et bien sûr, les célèbres funiculaires qui figurent sur toutes les cartes postales de la ville.

Malgré quelques efforts, l’impression générale est néanmoins celle de délabrement.

La découverte de l’île de Pâques par Roggeveen

Sur l'île de Paques

C’est à un navigateur hollandais du nom de Roggeveen, à bord de l’Arena, que l’on doit la découverte de l’île de Pâques le 6 avril 1772. Un dimanche de Paques…

Le premier contact entre les indigènes – de 2000 à 3000 habitants selon Roggeveen – eut lieu le lendemain de l’arrivée du bateau. Un indigène monta à bord de l’air le plus naturel sans paraître étonné par la présence des étrangers. Il arpenta le pont, s’intéressa aux cordages et au canons, comme si les problèmes techniques l’intéressaient et ne perdit contenance, raconte Alfred Metraux, dans son ouvrage sur l’île de Pâques, que lorsqu’il aperçut son image dans un miroir.

L’orchestre du bord se mit à jouer de la musique et le Pascuan commença à danser. Enthousiasmé par sa bonne humeur et la confiance dont il leur témoignait, les hollandais leur offrirent de nombreux présents qu’il ramena au rivage à la nage. D’autres visiteurs montèrent à leur tour, mais le climat entre l’équipage et les indigènes commença à changer lorsque certains Pascuans dépouillèrent des marins de leurs chapeaux et sautèrent à la mer, avec leur butin. Le lendemain, la situation se dégrada encore lorsque les hollandais débarquèrent dans l’île, et firent feu sur une foule d’indigènes qui les menaçaient avec des pierres. Ce fut le premier contact des Pascuans avec le monde étranger, mais d’autres expéditions allaient se succéder, jusqu’à cette tragique année 1862 ou des marchands d’esclaves accostèrent dans l’île pour faire prisonniers des indigènes et les emmener travailler au Pérou dans des mines de guano.

Le deuxième explorateur à aborder l’île fut l’espagnol Felipe Gonzalez y Haedo, qui en dressa la carte. Les Espagnols dressèrent de grandes croix sur l’île, mais il n’y eut pas de conflits avec les indigènes. On dit même que les jeunes filles de l’île accordèrent en grand nombre leurs faveurs aux Espagnols qui en furent ravis. Puis ce fut Cook dont la chronique commença a faire connaître l’île de Pâques, et le tour de La Pérouse, en 1786, qui ne s’arrêta que 24 heures dans l’île,du navigateur russe Kotzebue, de l’anglais Beechey, et de Du Petit-Thouars, pour ne citer que les plus connus. En 1862, le débarquement de chasseurs d’esclaves péruviens allait marquer un tournant tragique dans l’histoire de l’île.

La civilisation de l’île de Pâques détruite par des négriers

Rangée de Moai à l'île de Pâques

Des négriers venant du Pérou, à la recherche d’esclaves pour l’exploitation du guano péruvien , portèrent en 1862 un coup fatal à la civilisation de l’île de Pâques.

C’est en effet à cette date que la première expédition de chasseurs d’esclaves arriva dans la baie d’Hanga-Roa. Continuer la lecture