Archives de catégorie : Chili

Lac de Patagonie

En route vers le Cap Horn

En route vers le Cap Horn au milieu des glaciers du grand sud chilien…

Les bâtiments de croisière qui font ce périple dans les fjords du sud-chilien ressemblent davantage à de gros yachts qu’à des paquebots. Chaque matin, et chaque après midi les passagers partent en excursion sur de petits dinghies qui zigzaguent entre les blocs de glace. Paysages vierges et vues inoubliables et authenticité garantie. C’est bien l’un des rares coins du monde qui n’est pas – encore – envahi par les touristes.
A Punta Arenas, d’où l’on part au Chili pour cette croisière vers le Cap Horn, le vent est parfois si fort qu’il est pratiquement impossible de circuler dans la rue pour ceux qui n’y sont pas habitués. La croisière en bateau dure de 3 ou 4 nuits entre le Chili et l’Argentine ( Ushuaïa) ou vice versa, et toutes les cabines sont similaires, les plus onéreuses se trouvant à l’étage supérieur. La salle à manger est commune à toutes les classes. La cuisine excellente est sans prétention ( ce qui est un avantage en Amérique Latine). Les boissons alcoolisées sont gratuites. Excellents vins chiliens et cocktails.
On découvrira un monde de silence, tout en blanc pur nuancé de bleu, celui de glaciers millénaires que l’on contemple sans se lasser depuis le pont du Mare Australis. La mer, immobile semble huileuse, figée … Normal : la température avoisine les -1 et des petits blocs de glace, asiles temporaires pour les rares cormorans, le confirment. Le glacier Pia, l’un des plus beaux, est un monstre de glace qui semble tomber à pic au fond de l’eau. Il donne la pleine mesure de cette Terre de Feu immense.
L île d’Horn est une langue de terre pelée, battue par les vents qui scelle la rencontre de l’océan Pacifique avec l’Atlantique. La pluie et le vent d’Ouest, malédiction des marins, renforcent l’impression de désolation et le sentiment de vivre une expérience unique et inoubliable. On jette l’ancre dans un semblant de crique où la houle se fait plus conciliante.. .Il est 6h du matin et les zodiacs, l’un après l’autre, se frayent un passage jusqu’en bas d’un promontoire équipe d’un escalier rudimentaire conduisant jusqu’au fameux Cap Horn.

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Chili: à la découverte de San Alfonso porte d’entrée de la Cordillère des Andes

San Alfonso près de Santiago du Chili est sans doute l’un des plus jolis villages de la Cordillère des Andes.

Peu connu du grand public, il offre de magnifiques spectacles au lever et au coucher du soleil car il est encaissé dans un canyon du Cajon del Maipo, le long d’un torrent boueux où l’on peut pratiquer le rafting. Mais la principale distraction est de monter à cheval ( nombreuses possibilités de location sur place ) et d’explorer les premiers contreforts des Andes. Il est préférable de se faire accompagner d’un guide. La Cascada de las Animas, un centre de loisirs offrant des hébergements, propose d’intéressantes formules tout compris.

L’un des lodges les plus spectaculaires est le Lodge Andino à quelques kilomètres du village, dans le lieu-dit El Ingenio. C’est une maison de maître transformée en lodge de luxe, où l’on peut  arriver en hélicoptère, mais il n’est malheureusement pas toujours facile de contacter la réservation de l’établissement. Mais si vous avez cette chance, n’hésitez pas . Continuer la lecture

A Valdivia sur les bords du fleuve

Chili: Valdivia au royaume du vert

Par beau temps les variations de vert, entre les pâturages, les forêts et les marais, sont une splendeur

Valdivia est au confluent de trois rivières, entourée de canaux de marais et les plages du Pacifique, à une vingtaine de kilomètres seulement de la ville, sont balayées par le vent. C’est une ville dynamique souvent frappée par de terribles tremblements de terre : on peut y faire des promenades en bateau d’une ou plusieurs heures et aller ensuite visiter, à une vingtaine de kilomètres, le fort de Corral théatre de l’un des derniers combats entre indépendantistes et soldats espagnols. Mais Valdivia peut aussi servir de porte d’entrée pour la région des lacs et des volcans qui ne sont qu’à une heure et demi de route.

Une lumière éclatante..quand il ne pleut pas

Une lumière éclatante ruisselle sur le paysage. Valdivia est l’une des villes les plus arrosées du Chili mais par beau temps les variations de vert, entre les pâturages, les forêts et les marais, sont une splendeur. C’est cette même sensation qu’avait du avoir jadis le conquistador et fondateur de la ville Pedro de Valdivia lorsqu’il écrivait au roi d’Espagne que Dieu avait voulu pouvoir dans cette région du monde  » à tous les besoins de l’homme ». L’herbe est si abondante, avait-il noté, qu’elle est capable de nourrir tout le bétail et tous les animaux domestiques.

Où se loger à Valdivia?

Il y de nombreux hôtels à Valdivia, mais l’un des plus agréables est le Villa del Rio. Il aurait certes besoin d’un coup de neuf, mais sa situation agréable au bord de l’eau, incline à l’indulgence. Les palmiers du jardin, face à l’embarcadère, lui donnent beaucoup de cachet. Il a en tout cas beaucoup plus de charme que l’hôtel Dreams un gratte ciel du centre ville, avec un décor minimaliste tristounet.

Où se restaurer à Valdivia?

Les meilleurs fruits de mer et de poissons sont au restaurant Valdiviano en face du marché fluvial (Calle Libertad 28). Le poisson cru, les moules, et les petites coquilles Saint-Jacques ( ostiones) sont superbes. Pour de la viande grillée, la Parilla Thor (Arturo Prat 653) est excellente, avec un bon choix de morceaux. Quant aux amateurs de chocolat et de pâtisseries, ils devraient aller chez Entrelagos (Vicente Perez Rosales 640). Le café Hausmann cité dans de nombreux guides comme une halte incontournable n’était plus en 2015 aussi bon que jadis.

Sur la plage de Maitencillo en été

Maitencillo (Chili): movida sur les bords du Pacifique

Maitencillo est une station balnéaire où l’on fait la fête en saison, avec une population jeune et trendy, bien moins familiale qu’à Zapallar, la station chic de la côte Pacifique, à la hauteur de Santiago. Pour s’amuser jusqu’à l’aube en plein été, c’est à Maitencillo qu’il faut aller.
Le climat cependant y est similaire, à celui de Zapallar L’eau y est glaciale pour les Européens même en plein été. Treize ou quatorze dégrés en moyenne, avec en prime des bancs de brume qui occultent souvent le soleil pendant la matinée mais également une bonne partie de l’après-midi.
Fernando (1) un homme d’affaires de Santiago, loue chaque année une villa dans un domaine privé accroché aux collines qui bordent la plage. La maison est impeccablement entretenue, avec une belle pelouse, une piscine, et des massifs de fleurs ponctués de conifères, taillés avec soin.  » Impossible de venir ici en dehors de l’été, dit-il, c’est glacial ». La propriété est pourtant de belle apparence…mais elle n’a aucune isolation. Impossible de la chauffer convenablement.
Il y a deux Maitencillo: celui des domaines privés à quelques kilomètres des plages avec de belles villas dominant le Pacifique et le Maitencillo du bord de mer, encombré de bungalows en bois et autres constructions hetéroclites édifiés sans aucun plan d’urbanisme et hérissés de poteaux et de fils électriques. Mais la plage est bondée de jolies filles et les vaguelettes du Pacifique permettent à cet endroit de s’initier au surf.
Le soir, les beautiful people se retrouvent au Puntamai, le meilleur restaurant de fruits de mer et de poissons du coin. Les deux salles au rez de chaussée et à l’étage ne désemplissent pas en saison, avec cette incomparable ambiance « latino » que l’on ne retrouve nulle part ailleurs qu’en…Amérique Latine, un mélange de charme, de gaieté, et d’insouciance. Cela fait oublier la mer glaciale et le bord de mer peu alléchant.
Pour se loger, tous ceux qui ne voudront pas descendre au Marbella Resort,n’auront que l’embarras du choix pour trouver des « cabanas »(bungalows) pour passer la nuit, dans des conditions de confort très variables.

1. Le prénom a été changé