Archives de catégorie : Beaux livres

L’Herbier de Basilius Besler aux éditions Taschen.

L’Herbier de Basilius Besler

Etre sensible et réceptif à la beauté, c’est avant tout voir, regarder, ressentir la nature: une activité accessible par tous et qui connaît un regain eu égard à l’agitation du monde… On l’a compris : plantes, fleurs, arbres sont là aussi pour nous faire du bien.
Le succès des livres de botanique s’enorgueillit aujourd’hui d’un représentant fameux historiquement: l’Hortus Eystettensis de Basilius Besler, un herbier illustré édité pour la première fois en 1613. L’origine? Une passion d’un prince-évêque bavarois: Johann Konrad Von Gemmingen pour le jardin de son château de Saint-Willibald à Eichstätt. Quand on dit jardin, comprenons plutôt huit espaces organisés autour de « trésors botaniques » qui donneront naissance à une collection de gravures regroupant 90 familles 340 genres de plantes. Des illustrations qui feront dire plus tard à Carl von Linné ,l’illustre botaniste et zoologiste, qu’on tient là « une oeuvre incomparable » .
Ce catalogue illustré à survécu au jardin du prince-évêque et Taschen a à coeur de nous le faire découvrir en près de six cents pages. Organisé autour des quatre saisons, l’ herbier de Basilius Besler révèle dans les moindres détails les caractéristiques des espèces végétales qui composaient le jardin du prince-évêque.
Un jardin extraordinaire, devenu avec le temps le témoignage d’un passé enfui et rêvé…

Dominique Larue

Beauté Botanique L’Herbier de Basilius Besler , éditions Taschen Bibiotheca Universalis avec les textes de Werner Dressendörfer et Klaus Walter Littger. www.taschen.com

L'herbier de Basilius Besler

Un livre de photos de Sebastião Salgado chez Taschen

Prés d’une centaine de photos du brésilien Sebastião Salgado sur l’incendie des champs de pétrole du Koweit pendant les derniers mois de la guerre du golfe sont publiés chez Taschen sous le titre Koweit: en désert en feu.

Salgado, photographe militant, s’était fait remarquer dès les années 80 par un impressionnant reportage sur les garimperos, les chercheurs d’or de la Serra Pelada dans l’état brésilien du Para. Ce dernier livre publié chez Taschen place de nouveau l’homme au centre de sa thématique: on y voit le travail héroique des pompiers chargés d’éteindre les incendies allumés par les troupes de Saddam Hussein qui avaient abandonné le Koweit en laissant une mer de puits en flammes.

« Je n’étais pas préparé à ce que j’allais découvrir, raconte Salgado dans la préface de l’ouvrage, des équipes d’une dizaine d’hommes noircis des pieds à la tête par la fumée, travaillant avec discipline et méthode dans des conditions incroyablement difficiles » Et Salgado de raconter le paysage de cataclysme qu’il a rencontré dans cette région du monde.  » A la fin de chaque journée, mes mâchoires étaient devenues douloureuses tant elles étaient restées serrées pendant de longues heures face à la chaleur, le bruit, le pétrole dans l’atmosphère et le risque permanent d’explosion majeure »

Comme toujours chez Salgado, les photographies publiées dans cet ouvrage sont impressionnantes: pompiers enveloppés d’un film noir de pétrole, paysages de fin du monde, ciel obscurci par les nuages de fumée, geysers de pétrole noir explosant dans le ciel. Une vision de fin du monde en noir et blanc, où chaque image est traversée par des mouvements, des perspectives, de la démesure.

Koweit: un désert en feu est sans doute l’un des meilleurs livres pour comprendre ce qui fait la grandeur d’une image. Il suffit de s’attarder sur chacun des 83 clichés de Salgado, d’analyser chaque composition, pour en découvrir toute la force.

Koweit: en désert en feu. Editions Taschen
www.taschen.com
A Paris, en vente au Taschen Store 2 rue de Buci, 75006 Paris. Tél 01 40 51 79 22

Koweit:un désert en feu, des photos de Sebastiao Salgado publiées chez Taschen

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Une histoire de la coiffure

Une histoire de la coiffure, de la préhistoire au 21e siècle, avec des interviews de grands noms de la coiffure française actuelle comme André Delahaigue. » Dans le métier de coiffeur, explique André dans ce beau livre publié par les Editions Chronique, il y a des tendances artistiques, même si ce n’est pas un métier artistique »

« La mode, dit Delahaigue, c’est la décomposition de la lumière blanche pour faire l’arc-en-ciel,c’est le prisme. Même si la lumière est la même pour tout le monde, c’est ce que l’on en fait qui compte. On est dans l’interprétation, ce sont des prises de position ». Delahaigue est directeur artistique des salons Maniatis. « Tout ce que je fais dois être réalisable en salon. J’aime faire des choses possibles. Je ne retouche que très peu les cheveux sur les photos. Il y a une imperfection qu’on doit garder pour le réalisme ».
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