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Le magazine des livres

Une selection de romans francais

Soumission, dernier roman de Michel Houellebecq, imagine qu'un parti musulman prend le pouvoir en France en 2022.

Le grand écrivain français à la plume décapante ne se contente pas de cette politique fiction, déjà particulièrement hardie: ce bouleversement politique est rendu possible par une alliance entre les musulmans, le Parti Socialiste, et les partis de droite et du centre. Voila qui est de nature à assurer à l'ouvrage un considérable retentissement car toute la politique française se retrouve sur la sellette. Ces élections se déroulent alors que la France et d'autres pays d'Europe occidentale se trouvent au bord de la guerre civile. Suite
Michel Houellebecq. Soumission. Flammarion


Terminus Radieux" ( Prix Médicis 2014)
Antoine Volodine nous présente dans "Terminus Radieux" un monde apocalyptique

par André Birukoff

Intrigué par ce récit, et emporté par le talent de narrateur d'Antoine Volodine, le lecteur, conquis et pris au piège, reste persuadé au bout de 200 pages qu'il n'en est qu'au début de l'histoire, s'attend à la voir gagner en ampleur et en rébondissements. Malheureusement, ses attentes restent vaines : les 300 pages suivantes n'apporteront rien de nouveau sinon des redites, de plus en plus laborieuses et pénibles.Le territoire de la Russie et une bonne partie de l'Europe ont été dévastés par des explosions successives de centrales nucléaires. Un vent chargé de particules atomiques balaye la steppe et la taïga russes. Des plantes jusqu'à la inconnues ont apparues, d'une beauté maléfique aux noms aussi mystérieux et poétiques, que Volodine enumère périodiquement comme une litanie : "la molle-guillote, la malveinée, l'ashrang, la captive-petite-gloire, la benaise-des saules, la demoiselle-en-fuite, la masscaratte, la belle-de-quatre-heure, la pituitaine, la douce-lieuse ou la Jeanne-de-minuit"
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On ne voyait que le bonheur, un roman de Grégoire Delacourt

"Grandir c'est comprendre qu'on n'est pas autant aimé que ça. C'est douloureux" écrit Delacourt. On ne voyait que le bonheur dissèque les moments de la vie à la manière d'un analyste. Le roman serait-il l'illustration du désir de tuer et d'être aimé? Delacourt cite Althusser en introduction de la deuxième partie de sa fiction. Au lecteur, s'il est motivé, de tenir peut-être le role de l'analyste...Suite Grégoire Delacourt. On ne voyait que le bonheur. JCLattès.


Jean-Paul Didierlaurent. Le liseur du 6h27.

N’en déplaise à André Gide on arrive parfois à faire de la bonne littérature avec des bons sentiments. Jean-Paul Didierlaurent le prouve avec un charmant petit livre, Le liseur du 6H27 paru aux éditions Au diable vauvert. Ici les gentils sont tous très gentils et les méchants irrémédiablement très méchants et le lecteur ne doute pas un seul instant que l’histoire finira sur un inévitable Happy End. Trop simple ? Trop attendu ? Peut-être, mais en tout cas charmant comme un conte de notre enfance. Suite
Jean-Paul Didierlaurent. Le liseur du 6h27. Au diable vauvert